Un peu d'histoire !

Un outil portatif chauffant grâce à une flamme mystérieuse, c'est la définition de la lampe à souder.

Crée vers 1880 et utilisée principalement pour réaliser les soudures sur le tuyau de plomb qui fût utilisé durant près de 70 ans pour la distribution du gaz, de l'eau et pour l'écoulement de celle-ci dans les immeubles, la lampes à souder a disparu par suite de l'évolution des matériaux mis en oeuvre (cuivre et matières plastiques).

La réalisation d'une belle soudure sur le tuyau de plomb dont le point de fusion est très bas (327 °C) a été l'apanage du "compagnon plombier" qui transmettait peu à peu son savoir faire et ses tours de main à son "commis" véritable apprenti à plein temps.

Le compagnon possédait personnellement ses outils et en prenait grand soin. Sa lampe était toujours dans un état impeccable enduite réguliérement de stéarine. Voilà pourquoi l'on trouve encore des lampes à souder en bon état avec son réservoir en laiton poli tout brillant et attirant les regards.

En France, une quinzaine de fabricants ont créé environs 200 modèles différents de lampes à alcool, puis à essence (sans compter les lampes verticales, les lampes à braser ni les fers à souder).

En Europe, les principaux fabricants furent suédois, allemands, autrichiens, italiens, anglais, espagnols et ont créé de 800 à 1000 modéles différents.

Aujourd'hui, on utilise des chalumeaux reliés à une bouteille de butane ou de propane. Certains chalumeaux utilisent en plus l'oxygène en bouteille. Des lampes avec cartouches de gaz sont égalements utilisés.

Dénicher au cours de ses déplacements une belle lampe à souder, c'est posséder un souvenir rare et précieux de l'homme de métier, véritable homme de l'art qu'était le plombier d'alors.

Extrait du recueil édité par leClub des amateurs d'outils anciens à flamme.

 
     
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